25 décembre 2012

ARTICLE 128 (Le Noël d'April, épisode 4)

"Les gens ne cessent de se plaindre à Noël, vous n'avez pas remarqué ?
J'ai mal au dos, j'ai des problèmes d'argent, je souhaiterais... blablabla
Oh, et ils vont à l’Église pour une fois. A croire qu'ils confondent le père Noël et Dieu.
Pa-thé-tique.
Ce qui me fait le plus rire, c'est cet assaut des magasins.
Mon Prada est envahit, sans parler du centre-ville.
On se fait envahir. Et tout les sapins en ville, laissez donc ces pauvres arbres où ils sont !

Assise à notre table, je me force à sourire.
 -Vous n'aimez pas le chocolat, n'est-ce pas ? me demande le garçon le plus craquant du monde.
 -Non, et de ce fait, on ne peut pas dire que j'adore votre métier.
Il me lance un sourire franc.
 -Je ne travaille pas que le chocolat, mais aussi les fruits, la fraise ça vous dit ?
Je lui rend son sourire.
 -Oui, assez.
Je sais très bien mentir, mais dans ce cas, je dis la vérité, je le jure.
La période de Noël, soit disant, cela rend les gens d'humeur joyeuse.
Et bien, pas moi ! Cela a même l'effet inverse.
C'est comme l'autre jour, on me demande où j'allais partir pour les fêtes.
Tout le monde sait que je fuis Noël comme la peste.
Je répond : "Je ne sais pas encore".
 -Ah, prudente.
 -Non, moi c'est April.
Comment arrive-t-ils encore à confondre mon nom ?

A ma grande surprise, le diner ne fut pas un véritable calvaire.
Jusqu'au dessert...
 -Vous êtes vous déjà essayé au bénévolat ? Vu que vous n'aimez pas le fêtes, ça serait l'occasion de voir un autre côté.
J'ai cligné des yeux plusieurs fois. Je ne me rappelle pas lui avoir dit que je détestais la période de Noël et tout ce qui y touche de près ou de loin.
 -Vous êtes le père Noël ou quoi ? Je m'exclame. Et croyez-moi, ce n'est pas un compliment.
Je m’apprête à partir (quel intérêt de rester, il payera la note) quand il rit franchement.
 -Non, mais ça se voit très bien. Je ne vous oblige pas.
Oh que si, il m'oblige avec son petit sourire. Je le trouve toujours charmant mais peu m'importe.
Du bénévolat, très peu pour moi. Disons, que quand il s'agit de Noël, je suis plutôt Cruella que Mère Thérésa. Vous saisissez la nuance ?
 -Je m'en passerais, merci.
 -Si vous changez d'avis, voici ma carte.
Il pouvait toujours rêver, je l'ai saisi et pris la poudre d'escampette.
Noël ne me scie pas au teint. Le rouge et le vert foncé, quel mariage étrange !"

Il voudrait peut-être qu'on ressemble à ça chez les bénévoles. Quel culot !

Retrouvez les Chroniques d'April dans le prochain numéro "Moi et cette saleté de Noël"

2 commentaires:

  1. Salut Avy,
    c'est de la bombe A cette histoire ma parole! Je surkiffe!!! Vivement la suite.
    kISS.

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  2. Coucou !!
    Je suis toute comme toi Gaby, TROP FAN !!!!!!!!
    Bonne journée d'après Noël !
    Juliette
    P.S.Si vous voulez jeter un coup d'oeil à mon blog : http://sitepapoteentrejeunes.blogspot.fr/ (nouvel article parus récemment)

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