31 octobre 2014

Article 246 spécial Halloween 3

Hi everyone ! How are you ? Non je rigole. Comment allez-vous ? C’est encore Lila. Aujourd’hui, je vais vous présenter un conte irlandais sur les sorcières. Il se nomme « Les Sorcières Cornues ». Je vais  tout simplement vous laisser le découvrir.


« Il était une fois en Irlande, un riche fermier qui vivait dans une grande ferme, avec sa famille et ses domestiques. Une nuit, sa femme qui ne réussissait pas à trouver le sommeil, décida d’aller s’asseoir et de faire un peu de couture. Tandis qu’elle était occupée à coudre, quelqu’un frappa à la porte.

- Ouvrez la porte ! cria une voix.

- Qui est là ? demanda alors l’épouse du fermier.

- Je suis la Sorcière à Une Corne, répondit la voix provenant de l’extérieur.

Curieuse, l’épouse du fermier alla ouvrir la porte. En face d’elle se tenait une femme qui sur son front, avait une grande corne et tenait à la main une paire de peignes à laine. La vieille femme Cornue entra, alla s’asseoir sans attendre d’y être invitée et commença à carder sa laine. Elle demanda à haute voix :

- Où sont mes sœurs ? Elles sont en retard !

A peine cinq minutes s’étaient écoulées, qu’un autre coup retentissait à la porte d’entrée, obligeant ainsi la fermière à aller ouvrir de nouveau. Cette fois, une autre vieille femme se tenait devant elle, celle-ci avait deux grandes cornes sur son front.

-   Je suis à la Sorcière à Deux Cornes.                                                                                                            
Cette dernière, qui tenait un rouet à la main, alla s’asseoir et commença à faire tourner l’instrument de façon aussi rapide que le vent. Durant une heure, les coups frappés à la porte se succédèrent, à chaque fois, une autre vieille femme entrait, laquelle avait une corne en plus que la précédente. Au final, la dernière sorcière qui vint portait treize cornes sur son front.

Toutes les sorcières réunies tissèrent et chantèrent dans une langue ancienne, jusqu’à ce que la Sorcière à Une Corne demande à la fermière de leur faire un cake. Oh pas n’importe quel cake cela dit : le gâteau devrait être cuit dans le sang de sa famille. L’épouse du fermier étant sous l’emprise d’un mauvais sort jeté par ces vilaines fées, n’avait hélas pas d’autres options qu’exécuter les ordres.

La fermière était en proie à la douleur mais chercha tout de même un seau, afin de pouvoir puiser de l’eau pour le gâteau. Son expression triste se mua en soulagement quand elle ne trouva aucun seau pour l’eau. Pas d’eau signifiait pas de gâteau. Et pas de gâteau signifiait que sa famille serait épargnée !

Toutefois, les sorcières ne renoncèrent pas. Elles dirent simplement à la pauvre femme de prendre un tamis et de mettre l’eau à l’intérieur. Mais quand elle s’en alla au puits et voulu essayer, l’eau s’écoula de toutes parts. La femme du fermier ne savait plus que faire et sanglotait quand une voix venue du puits s’adressa à elle :

- Prenez de l’argile jaune ainsi que de la mousse et mélangez le tout. Ainsi le tamis gardera l’eau.

La fermière fit donc cela et la voix du puits poursuivit :

- Revenez à la maison et quand vous approcherez de l’angle nord de la demeure, criez trois fois, « Les Montagnes des femmes Fenian et le ciel au-dessus : tout est en feu ! »

Là encore, l’épouse du fermier fit ce que la voix lui avait dit. Aussitôt, les sorcières sortirent de la maison en hurlant de terreur. Elles s’en allèrent vers Slievenamon et une fois qu’elles furent éloignées, l’esprit du puits s’adressa à nouveau à la fermière.

- Maintenant, dépêchons nous. Nous devons préparer votre maison pour leur retour.

L’esprit ordonna à la femme de prendre l’eau. Elle y baigna les pieds de son plus jeune enfant et versa ensuite l’eau qui avait été utilisée sur le seuil des portes de la maison. Ensuite, elle dû prendre le repas qui avait été préparé en son absence, avec le sang de sa famille  et placer un morceau du repas dans la bouche de chaque membre de la famille. Une fois qu’elle eut fait cela, chacun recouvra la santé. Enfin, elle prit le tissu que les sorcières avaient créé et en plaça une moitié à l’intérieur d’un coffre qu’elle ferma à l’aide d’un cadenas. Tout cela devait l’aider à vaincre le mauvais sort jeté par les sorcières.

L’esprit du puits parti. Les sorcières étaient de retour ! La fermière avait donc verrouillé toutes les portes. Les sorcières étaient furieuses que l’épouse du fermier les ait ainsi dupées ! Elles invoquèrent le pouvoir de l’eau mais celle-ci avait été répandue au sol, elles voulurent que la porte s’ouvre mais celle-ci avait été sérieusement barricadée et le bois était ainsi prisonnier. Leur dernier espoir était le gâteau. Elles s’exclamèrent :

- Ouvre-nous, ouvre-nous, gâteau que nous avons fait et mêlé de sang !

- Je ne peux pas, déclara le gâteau, car je suis aussi brisé que meurtri et mon sang est sur les lèvres des enfants endormis.

Les sorcières Cornues, réalisant qu’elles avaient échoué, crièrent des malédictions à l’esprit du puits, mais cela ne servi à rien. En effet, le soleil n’allait plus tarder à se lever et elles savaient que leur temps était compté.

Depuis ce jour, l’épouse du fermier a laissé accroché un morceau du tissu des sorcières à côté de sa porte, comme pour se rappeler qu’il fallait toujours regarder et faire attention avant de laisser quiconque entrer chez soi. »

Voilà, un joli conte pour Halloween, j’aimerai bien que vous me donniez votre opinion sur ces contes et légendes. D’après vous, ont-ils vraiment existé ? Je veux parler des personnages.

Passez une bonne journée et Joyeux Halloween !!!
Kisu de Lila, merci pour votre attention, et à Avy de m'avoir laissé la barre.

1 commentaire:

Merci de votre participation ! A bientôt !